T La Trinité en étapes successives et en 3 niveaux de profondeur Commencer

Un même sujet, plusieurs profondeurs

Comprendre la Trinité, à votre rythme.

Huit étapes, des premiers écrits chrétiens aux débats d'aujourd'hui. Commencez par l'essentiel, explorez le contexte, puis ouvrez les sources. Ici, chaque lecteur choisit jusqu'où il souhaite aller.

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LE SUJET LA TRINITÉ Histoire d'une formulation Découvrir Comprendre Approfondir
8 étapes 3 profondeurs de lecture 26 repères chronologiques 4 marqueurs de statut 20 versets consultables Segond 1910 · grec & hébreu

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Un même parcours.
Trois façons de le lire.

Vous pouvez changer de niveau à tout moment, sans perdre le fil de votre lecture. Monter d'un cran n'efface rien : le texte s'épaissit, il ne se remplace pas.

Notre méthode

Comprendre sans confondre.

Texte biblique

Ce que les Écritures disent explicitement, cité et vérifié.

Fait attesté

Ce que les documents permettent d'établir et de dater.

Lecture d'une tradition

Ce qu'une communauté affirme dans sa foi et son interprétation.

Reconstruction d'historiens

La manière dont les chercheurs expliquent les faits — et leurs désaccords.

Une distinction visible à chaque étape — pour les croyants, les curieux et les chercheurs.

Où vous en êtes · étapes
À quelle profondeur

Deux réglages : l'étape choisit le sujet, la profondeur choisit l'épaisseur du texte. Monter d'un cran ajoute, rien ne retranche.

Étape 1 sur 8

De quoi parle-t-on au juste ?

Que veut dire, exactement, l'affirmation « Dieu est trinité » ?

Un mot à connaîtreHypostaseAfficher la définitionMasquer la définition

Terme grec adopté au IVe siècle pour désigner ce qui distingue le Père, le Fils et l'Esprit sans les séparer. Traduit en latin par persona, d'où le français « personne » — avec le malentendu que cela entraîne.

La doctrine de la Trinité tient trois affirmations ensemble, et refuse d'en lâcher une seule. Il n'y a qu'un seul Dieu. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont pleinement Dieu. Et ils ne se confondent pas : le Père n'est pas le Fils, le Fils n'est pas l'Esprit.

Elle ne dit donc pas qu'il existe trois dieux. Elle ne dit pas non plus qu'un Dieu unique se présente successivement sous trois apparences, comme un acteur changerait de masque. Ces deux lectures ont été formulées dans l'histoire, et toutes deux ont été écartées.

Deux faits doivent être posés d'entrée. Le mot « Trinité » ne figure nulle part dans la Bible. Et la formulation classique n'est pas apparue d'un coup : elle s'est mise en place sur trois siècles et demi, par étapes, en réponse à des questions précises que l'on verra se poser une à une.

Le vocabulaire, et pourquoi il déroute

La formule reçue en Orient dit : une seule ousia (essence, substance) en trois hypostases. En latin : une substantia en trois personae. C'est de là que vient le français « trois personnes ».

Le piège est là. Au IVe siècle, « personne » ne veut pas dire ce que nous entendons aujourd'hui : ni un individu séparé, ni une personnalité psychologique avec sa conscience propre. Le mot désigne une manière distincte et permanente d'être ce Dieu unique. Lire « trois personnes » avec nos oreilles modernes conduit presque mécaniquement à imaginer trois êtres — c'est-à-dire précisément ce que la formule voulait exclure.

La formule cherche à éviter deux erreurs symétriques. D'un côté le trithéisme : trois dieux. De l'autre le modalisme : un seul Dieu qui se manifeste tantôt en Père, tantôt en Fils, tantôt en Esprit, sans distinction réelle. Le chemin passe entre les deux, et c'est ce qui le rend étroit.

Les théologiens distinguent enfin la Trinité économique — la manière dont Dieu se donne à connaître dans l'histoire du salut — et la Trinité immanente — ce que Dieu est en lui-même. Presque toute la difficulté vient du passage de l'une à l'autre.

D'où viennent les mots

Le grec triás apparaît chez Théophile d'Antioche vers 180 (À Autolycus II, 15) ; c'est la première occurrence connue du terme appliqué à Dieu. Le latin trinitas apparaît chez Tertullien vers 213 (Contre Praxéas), qui forge aussi la formule « une substance, trois personnes ».

Le passage du grec au latin a produit des malentendus durables. Hypostasis, traduit littéralement, donne substantia : dire « trois hypostases » sonnait donc, à des oreilles latines, comme « trois substances », c'est-à-dire trois dieux. Une part des affrontements du IVe siècle tient à ce décalage de vocabulaire plutôt qu'à un désaccord de fond — c'est l'un des acquis les plus solides de l'historiographie récente.

La formule « une ousia, trois hypostases » est stabilisée par les Cappadociens (Basile de Césarée, Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse) dans les années 360-380. Elle n'était ni disponible ni claire au moment de Nicée.

Désaccord entre spécialistes Sur le degré de continuité entre le Nouveau Testament et le dogme du IVe siècle, les avis divergent nettement. J. N. D. Kelly y voit un développement organique de ce qui était déjà là ; R. P. C. Hanson (1988) insiste au contraire sur l'ampleur de la transformation conceptuelle et parle d'une doctrine qui se cherche pendant tout le siècle ; Lewis Ayres (2004) déplace la question en montrant qu'il n'existe pas un « arianisme » unifié auquel une « orthodoxie » se serait opposée.

Ce qu'il faut assumer

La Trinité est un cadre de lecture élaboré par l'Église, pas une phrase du Nouveau Testament. Ceux qui la confessent le reconnaissent : ils la tiennent pour la meilleure manière de rendre compte de l'ensemble des textes, non pour une citation. Qui cherche un verset qui la formule en toutes lettres ne le trouvera pas.

Étape 2 sur 8

Les textes bibliques invoqués

Sur quoi, dans la Bible, le débat s'appuie-t-il — des deux côtés ?

Un mot à connaîtreFormule triadiqueAfficher la définitionMasquer la définition

Expression du Nouveau Testament qui associe le Père, le Fils et l'Esprit dans une même phrase, sans expliquer comment ils s'articulent.

Les textes mobilisés se répartissent en trois faisceaux, auxquels il faut en ajouter un quatrième, souvent passé sous silence : celui des textes que l'on oppose à la doctrine.

Premier faisceau · l'unicité de DieuTexte biblique

« Écoute, Israël ! L'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. »Deutéronome 6.4, Louis Segond 1910

Voir aussi . Aucune formulation chrétienne de la Trinité n'a jamais prétendu relativiser ce point : il est le cadre à l'intérieur duquel tout le reste doit tenir.

Deuxième faisceau · ce qui est dit du Fils.

Troisième faisceau · ce qui est dit de l'Esprit.

Quatrième faisceau · les formules qui associent les troisTexte biblique

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »Matthieu 28.19, Louis Segond 1910

Voir aussi . Ces formules associent les trois sans expliquer comment ils s'articulent : c'est exactement le vide que les siècles suivants vont chercher à combler.

Les textes que l'on oppose

Un exposé loyal doit les citer aussi, car ils sont au cœur des controverses anciennes comme des contestations modernes.

Chacun de ces textes est ouvert d'un clic :

Le point de méthode est le suivant : aucun texte du Nouveau Testament ne pose la formule complète. La doctrine résulte d'une lecture d'ensemble, qui cherche à honorer tous ces textes à la fois. Ses contestataires font exactement le même travail, et arrivent à une synthèse différente. Le désaccord ne porte donc pas sur l'autorité de la Bible mais sur la manière de l'articuler.

Ce que la critique textuelle a tranché — et ce qu'elle n'a pas tranché

Le comma johannique. 1 Jean 5.7-8, dans sa forme longue (« le Père, le Verbe et le Saint-Esprit, et ces trois sont un »), est le seul passage du Nouveau Testament qui énonce la formule directement. Il est absent de tous les manuscrits grecs antérieurs au XIVe siècle, absent des Pères grecs — y compris de ceux qui auraient eu le plus intérêt à l'invoquer pendant la crise arienne —, et apparaît d'abord dans des témoins latins tardifs. Entré dans le Textus Receptus d'Érasme à partir de 1522, il figure encore dans les traductions qui en dépendent ; les éditions critiques modernes et la quasi-totalité des traductions contemporaines l'écartent. Aucune tradition majeure ne fonde plus la doctrine sur ce verset.

Proverbes 8.22. L'hébreu qanah peut signifier acquérir, posséder ou engendrer ; les Septante traduisent par éktisen, « a créé ». Toute la controverse du IVe siècle passe par là, puisque les deux camps lisent le grec.

Jean 1.18. Les manuscrits hésitent entre monogenès théos (« Dieu unique engendré ») et monogenès huios (« Fils unique »). Les éditions critiques retiennent aujourd'hui la première leçon, mieux attestée par les papyrus anciens.

Philippiens 2.6-11 est très largement tenu pour un hymne antérieur à Paul, ce qui en fait l'un des témoins les plus précoces d'une confession élevée du Christ — bien avant tout concile.

Ce qu'il faut assumer

Il n'existe pas de verset-preuve. Les deux camps citent la Bible, en connaissent les textes, et divergent sur la synthèse. Présenter la question comme « ceux qui suivent la Bible » contre « ceux qui suivent la tradition » est inexact des deux côtés.

Étape 3 sur 8

Les premières controverses

Que se passe-t-il pendant les deux siècles qui précèdent le premier concile ?

Un mot à connaîtreModalismeAfficher la définitionMasquer la définition

Doctrine selon laquelle le Père, le Fils et l'Esprit sont trois manières d'être d'un seul sujet, et non trois distinctions permanentes.

Bien avant tout concile, les chrétiens prient le Christ, baptisent « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » et lisent des textes qui parlent des trois. Ce qui leur manque, c'est un vocabulaire commun pour dire comment cela tient avec l'unicité de Dieu.

Deux solutions simples apparaissent alors, et vont être écartées l'une après l'autre. La première fait du Christ un homme que Dieu a adopté. La seconde fait du Père, du Fils et de l'Esprit trois manières d'être d'un seul et même sujet.

Les deux impasses

L'adoptianisme. Théodote le Corroyeur, à Rome à la fin du IIe siècle, puis surtout Paul de Samosate, évêque d'Antioche, condamné par un synode vers 268 : Jésus est un homme en qui Dieu habite et qu'il élève. La difficulté : ce que le Nouveau Testament dit du Fils avant sa naissance devient inexplicable.

Le modalisme, aussi appelé monarchianisme. Noët de Smyrne, Praxéas, Sabellius : Père, Fils et Esprit sont trois modes d'un même sujet. Les adversaires y objectent que, dans cette hypothèse, c'est le Père qui souffre sur la croix — d'où le surnom de patripassianisme. La difficulté : les scènes où le Fils prie le Père deviennent un dialogue avec soi-même.

Entre les deux, la théologie du Logos. Justin Martyr, Irénée de Lyon, Origène : le Fils est le Verbe éternel de Dieu, réellement distinct du Père. C'est la voie qui l'emportera. Mais chez la plupart de ces auteurs, le Fils est situé dans un rang second par rapport au Père — une subordination qui, deux siècles plus tard, deviendra précisément le point litigieux.

Les pièces du dossier

Un témoin extérieur. Vers 112, Pline le Jeune écrit à Trajan que les chrétiens de Bithynie se réunissent avant le jour pour chanter « au Christ comme à un dieu » (Lettres X, 96). Le témoignage vient d'un magistrat romain, sans intérêt théologique : il atteste une pratique cultuelle adressée au Christ deux siècles avant Nicée.

Une pratique liturgique précoce. La Didachè 7 prescrit le baptême « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Le texte est daté par la plupart des spécialistes de la fin du Ier ou du début du IIe siècle.

Origène formule, dans le Traité des principes, la génération éternelle du Fils : le Fils n'est pas produit à un moment, il est engendré de toute éternité. L'idée sera décisive contre Arius — mais Origène tient aussi des propos subordinatianistes que les deux camps du IVe siècle citeront à leur profit.

Un détail lourd de conséquences. Le synode d'Antioche qui condamne Paul de Samosate vers 268 aurait rejeté le mot homoousios, dans le sens que Paul lui donnait. C'est ce précédent qui explique la réticence de plusieurs évêques, en 325, devant un terme qu'ils avaient appris à tenir pour suspect. Athanase lui-même doit s'en expliquer (Sur les synodes, 43-45).

Désaccord entre spécialistes La période est plurielle, et les historiens ne s'accordent pas sur la manière de la décrire. Parler d'« orthodoxie » et d'« hérésie » avant les conciles revient à projeter en arrière des catégories forgées plus tard : c'est le reproche adressé aux présentations classiques depuis les travaux de Walter Bauer, largement discutés et partiellement corrigés depuis. La prudence consiste à décrire des positions et des trajectoires plutôt qu'un centre et des marges.

Ce qu'il faut assumer

Il n'y a pas, à cette époque, une doctrine officielle claire dont certains se seraient écartés. Il y a des Églises qui prient de la même manière et qui cherchent, avec des vocabulaires différents, comment dire ce qu'elles font déjà.

Étape 4 sur 8

Arius et le concile de Nicée (325)

Qu'a-t-on décidé exactement en 325 — et que n'y a-t-on pas décidé ?

Un mot à connaîtreHomoousiosAfficher la définitionMasquer la définition

Mot grec signifiant « de même substance », retenu à Nicée pour dire que le Fils est ce que le Père est. Il ne figure pas dans la Bible, et c'est une objection faite dès l'époque.

Vers 318, à Alexandrie, un prêtre nommé Arius pousse un raisonnement simple : si le Fils est engendré, c'est qu'il a commencé d'exister. Sa formule fera le tour de l'Empire : « il fut un temps où il n'était pas ». Le Fils reste, pour lui, la première et la plus haute des créatures — mais une créature.

L'affaire enflamme l'Orient. Constantin, empereur depuis peu maître de tout l'Empire, convoque un concile à Nicée, en Bithynie. Il siège de mai à août 325 et se clôt le 25 août.

Il affirme que le Fils est « engendré, non créé, de même substance que le Père » — en grec homoousios. Autrement dit : ce que le Père est, le Fils l'est.

RepèresFait attesté

  • vers 318 — Arius entre en conflit avec son évêque, Alexandre d'Alexandrie.
  • mai-août 325 — concile de Nicée, convoqué et présidé dans ses séances solennelles par l'empereur Constantin.
  • Effectifs — Eusèbe de Césarée écrit « plus de 250 » ; Athanase avance 318, chiffre qui fait écho aux 318 serviteurs d'Abraham en ; l'étude d'Ernest Honigmann (1939) authentifie environ 200 à 250 signatures.
  • Résultats — un symbole de foi, quatre anathèmes visant les formules ariennes, vingt canons disciplinaires, un règlement sur la date de Pâques et sur le schisme mélitien.
  • Signatures — deux évêques refusent de signer : Théonas de Marmarique et Second de Ptolémaïs.

Ce que Nicée n'a pas fait

Le point est essentiel, et souvent mal rapporté. Le concile ne s'est pas prononcé sur le canon des Écritures : la liste des livres bibliques n'était pas à son ordre du jour, et aucun document ancien ne l'y rattache. Il n'a pas non plus élaboré de doctrine de l'Esprit : le symbole de 325 s'achève, littéralement, sur les mots « Et au Saint-Esprit », sans un développement de plus. Tout ce que l'on dira de l'Esprit viendra plus tard.

Et surtout, Nicée ne clôt pas la crise : elle l'ouvre. Les cinquante-cinq années qui suivent sont plus agitées que les précédentes. Constantin lui-même rappellera Arius d'exil ; Athanase, devenu évêque d'Alexandrie, connaîtra cinq exils ; plusieurs conciles ultérieurs produiront des formules concurrentes.

L'objection de vocabulaire, et les partis d'après 325

Une objection est faite dès l'époque et reprise aujourd'hui par les mouvements non trinitaires : homoousios n'est pas un mot biblique. Elle est exacte. La réponse classique, formulée notamment par Athanase, est qu'un mot non biblique peut être nécessaire pour défendre un sens biblique contre une lecture qui utilise, elle, un vocabulaire entièrement scripturaire. Le débat sur la légitimité de ce procédé n'a jamais cessé.

Après 325, le camp opposé n'est pas monolithique. On distingue au moins les homéousiens (le Fils est de substance semblable), les homéens (semblable, sans préciser davantage) et les anoméens (dissemblable). Réduire tout cela à un « arianisme » unique est l'une des simplifications que l'historiographie récente a le plus fermement corrigées.

Désaccord entre spécialistes Sur Arius lui-même, les lectures divergent. Rowan Williams (Arius: Heresy and Tradition, 1987) le relit comme un conservateur alexandrin soucieux de préserver la transcendance de Dieu, non comme un innovateur. R. P. C. Hanson (1988) conteste jusqu'à la pertinence de l'étiquette « arianisme », qui désignerait moins une école qu'une construction polémique de ses adversaires. Lewis Ayres (2004) et Khaled Anatolios (2011) prolongent cette relecture. Les sources primaires sont rares : l'essentiel de ce qu'écrivit Arius ne nous est connu que par des citations de ses adversaires.

Ce qu'il faut assumer

Dire « la Trinité a été définie à Nicée en 325 » est un raccourci qui ne tient pas. 325 tranche la question du Fils. La question de l'Esprit reste entière, et le fera pendant plus d'un demi-siècle.

Étape 5 sur 8

Constantinople (381) et les développements ultérieurs

À quel moment la formulation devient-elle complète, et que reste-t-il à préciser après ?

Un mot à connaîtreFilioqueAfficher la définitionMasquer la définition

Mot latin signifiant « et du Fils », ajouté en Occident au symbole de 381 pour dire que l'Esprit procède du Père et du Fils. Jamais reçu en Orient.

La question laissée ouverte en 325 est celle de l'Esprit. Elle devient pressante dans les années 360, quand certains — que leurs adversaires appellent pneumatomaques, « combattants contre l'Esprit » — acceptent la divinité du Fils mais refusent celle de l'Esprit.

En 381, un concile réuni à Constantinople par l'empereur Théodose affirme que l'Esprit « procède du Père » et qu'« avec le Père et le Fils il est adoré et glorifié ». C'est là, et non en 325, que la formulation trinitaire devient complète.

RepèresFait attesté

  • 343 — concile de Serdique : l'Orient et l'Occident siègent séparément et s'excommunient mutuellement.
  • 357 — formule de Sirmium, qui interdit l'usage d'ousia.
  • 359 — Rimini et Séleucie : une formule homéenne s'impose largement. Jérôme écrira que le monde entier s'étonna de se découvrir arien (Contre les lucifériens, 19).
  • 375 — Basile de Césarée, Traité du Saint-Esprit.
  • mai-juillet 381 — concile de Constantinople, environ 150 évêques, tous orientaux.
  • 451 — Chalcédoine : le débat se déplace vers la personne du Christ.

Le travail des Cappadociens

Entre 325 et 381, le décisif ne se joue pas dans les conciles mais dans l'atelier théologique de trois hommes : Basile de Césarée, Grégoire de Nazianze et Grégoire de Nysse. Ce sont eux qui fixent la distinction entre ousia (ce que les trois ont en commun) et hypostasis (ce qui les distingue), et donnent ainsi à la formule le vocabulaire qui lui manquait.

Basile consacre tout un traité à l'Esprit en 375. Son argument est remarquable : il part non d'une spéculation mais de la manière dont l'Église prie déjà, et montre que la doxologie usuelle suppose la divinité de l'Esprit. La prière précède la définition, et la fonde.

Une nuance mérite attention. Le concile de 381 affirme que l'Esprit est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, mais il n'emploie pas pour lui le mot homoousios. La formulation reste, sur ce point, délibérément retenue.

Ce qui vient après, et une question d'histoire encore ouverte

Augustin, dans La Trinité (entre 399 et 419 environ), développe une approche latine différente : il part de l'unité de l'essence et cherche des analogies dans la structure de l'esprit humain (mémoire, intelligence, volonté). L'Occident lira la Trinité par ce livre pendant mille ans.

Le Filioque. L'affirmation que l'Esprit procède « du Père et du Fils » apparaît d'abord en Espagne — les conciles de Tolède à partir de 589 —, se diffuse par l'Empire carolingien, et est reçue à Rome en 1014. Ajoutée au symbole sans concile œcuménique, elle deviendra l'un des motifs invoqués lors de la rupture de 1054, et reste aujourd'hui le point de divergence formel entre Orient et Occident.

Désaccord entre spécialistes Le texte que nous appelons « symbole de Nicée-Constantinople » n'est attesté sous cette forme que dans les actes du concile de Chalcédoine, en 451 — soixante-dix ans après le concile auquel on l'attribue. Depuis F. J. A. Hort au XIXe siècle et J. N. D. Kelly (Early Christian Creeds), les historiens discutent de son lien exact avec l'assemblée de 381 : reprise fidèle d'un texte adopté alors, remaniement d'un symbole baptismal antérieur, ou composition postérieure attribuée après coup ? Aucune hypothèse ne fait l'unanimité.

Ce qu'il faut assumer

La formule ne descend pas d'un coup : 325 pour le Fils, 381 pour l'Esprit, et des précisions pendant des siècles encore. Toute présentation qui ramène l'ensemble à une seule date déforme ce qui s'est passé — dans un sens comme dans l'autre.

Étape 6 sur 8

Catholicisme, orthodoxie, protestantisme

Sur quoi ces trois traditions s'accordent-elles, et où passent réellement leurs différences ?

Un mot à connaîtreSola scripturaAfficher la définitionMasquer la définition

Principe de la Réforme selon lequel l'Écriture est la norme dernière de la foi : les conciles sont reçus dans la mesure où l'on juge qu'ils s'y conforment.

Catholiques, orthodoxes et protestants confessent tous la Trinité et reçoivent le symbole de 381. Leur désaccord ne porte donc pas sur le fait, mais sur trois choses : un mot ajouté au symbole, l'autorité qui garantit la formule, et la manière de parler de Dieu.

Trois réceptions

Catholicisme. Exposé au Catéchisme de l'Église catholique, § 232 à 267. Le Filioque est maintenu dans le symbole récité en latin. Le magistère est tenu pour le garant de la formule : le dogme est reçu de l'Église, et sa définition engage l'autorité des conciles et du siège de Rome.

Orthodoxie. Le symbole est récité sans le Filioque, tenu pour un ajout illégitime. La théologie orthodoxe insiste sur la monarchie du Père comme source unique, et distingue l'essence divine, inaccessible, de ses énergies, auxquelles l'homme participe — distinction formalisée par Grégoire Palamas au XIVe siècle. La liturgie, plus que le manuel, y est le lieu où la doctrine se transmet.

Protestantisme. Les Réformateurs reçoivent les quatre premiers conciles et confessent la Trinité dans tous leurs textes fondateurs : Confession d'Augsbourg, article I (1530) ; Confession de La Rochelle, article 6 (1559) ; Trente-Neuf Articles, article I (1563) ; Confession de Westminster, chapitre II, § 3 (1647). Mais ils la reçoivent parce qu'ils la jugent conforme à l'Écriture, et non parce qu'un concile l'a décidée.

La tension protestante, et pourquoi elle compte pour la suite

Calvin consacre à la Trinité le chapitre 13 du premier livre de l'Institution de la religion chrétienne. Il y défend l'usage d'homoousios et la confession trinitaire, tout en refusant que l'autorité du dogme puisse précéder celle de l'Écriture : le concile a raison, mais il a raison parce que l'Écriture le dit, non l'inverse.

Cette position est cohérente, et elle est instable. Elle place la doctrine sous un critère — la conformité à l'Écriture — que chaque lecteur peut, en principe, appliquer lui-même. Les Réformes magistérielles ont d'abord tenu cette instabilité par la contrainte : Michel Servet, qui rejetait la Trinité, est brûlé à Genève en 1553 avec l'accord de Calvin. Mais le principe demeure, et trois siècles plus tard il rendra possibles, à l'intérieur du monde protestant, les contestations que l'on verra à l'étape suivante.

Sur le Filioque, un rapprochement s'est amorcé. Le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens a publié en 1995 une clarification sur Les traditions grecque et latine concernant la procession du Saint-Esprit, reconnaissant la légitimité de la formulation orientale ; plusieurs Églises d'Occident récitent aujourd'hui le symbole sans le Filioque dans un cadre œcuménique.

Ce qu'il faut assumer

Du côté protestant, la tension entre sola scriptura et réception du dogme conciliaire est réelle, et elle est revendiquée plutôt que masquée. Elle n'est pas un point faible caché : c'est le prix assumé d'un principe.

Étape 7 sur 8

Mouvements non trinitaires ou historiquement partagés

Qui conteste la formule, au nom de quoi, et où en sont ces mouvements aujourd'hui ?

Un mot à connaîtreRestaurationnismeAfficher la définitionMasquer la définition

Conviction qu'une Église a dévié très tôt et qu'il faut rétablir un christianisme d'avant les conciles, plutôt que réformer l'existant.

Des chrétiens ont contesté la formule trinitaire à deux moments surtout. Au XVIe siècle, dans les marges de la Réforme. Puis au XIXe siècle, aux États-Unis, dans les mouvements dits restaurationnistes, qui estiment que l'Église a dévié très tôt et qu'il faut revenir à un christianisme d'avant les conciles.

Une règle de méthode s'impose ici plus qu'ailleurs : toujours distinguer la position ancienne d'un mouvement et sa doctrine officielle actuelle. Plusieurs de ces mouvements ont changé, et le dire est une question d'exactitude, non de politesse.

Deux vagues

XVIe siècle. Michel Servet publie en 1531 un traité contre la Trinité ; il est brûlé à Genève en 1553. Fausto Sozzini et les sociniens organisent en Pologne une Église antitrinitaire dont le Catéchisme de Racovie (1605) est le texte de référence. De cette souche viendront les unitariens anglais et américains.

XIXe siècle américain. Un même diagnostic — l'Église s'est corrompue — donne des issues très différentes. Les Témoins de Jéhovah tiennent le Christ pour la première créature et l'Esprit pour une force agissante. Les mormons confessent une Divinité de trois êtres distincts. Les adventistes du septième jour comptent plusieurs pionniers antitrinitaires, mais leur doctrine officielle est aujourd'hui trinitaire. Les christadelphes rejettent la préexistence personnelle du Christ.

Positions comparées sur le Fils et sur l'Esprit
CourantLe FilsLe Saint-EspritPosition officielle aujourd'huiTexte de référence
Catholicisme, orthodoxie, protestantisme Engendré, non créé, de même substance que le Père. Dieu, adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Trinitaire. Divergence sur le seul Filioque. Symbole de 381 ; CEC 232-267 ; Augsbourg I ; La Rochelle 6
Sociniens et unitariens Homme élevé par Dieu, sans préexistence personnelle. Puissance de Dieu à l'œuvre, non une personne. Non trinitaire. Catéchisme de Racovie (1605)
Témoins de Jéhovah Première créature de Dieu ; Jean 1.1 rendu par « un dieu ». Force agissante de Dieu, non une personne. Non trinitaire. Devriez-vous croire à la Trinité ? (1989)
Mormons Être distinct du Père, doté d'un corps de chair et d'os. Personnage d'esprit. Divinité de trois êtres distincts, unis en dessein. Doctrine et Alliances 130:22 ; King Follett (1844)
Adventistes du septième jour Pleinement Dieu, éternel. Troisième personne de la Divinité. Trinitaire. Plusieurs pionniers ne l'étaient pas. Croyances fondamentales 2 à 5 (1980)
Christadelphes Fils de Dieu né dans le temps, sans préexistence personnelle. Puissance de Dieu. Non trinitaire. Birmingham Amended Statement of Faith (1886)

Chaque case reprend ce que le mouvement publie lui-même. Les colonnes ne se lisent pas comme un palmarès : elles servent à repérer où passent exactement les lignes de partage.

Les positions, dans leurs propres textes

Témoins de Jéhovah. La brochure Devriez-vous croire à la Trinité ? (Watch Tower, 1989) expose l'argumentaire de référence : la doctrine serait un emprunt tardif à la philosophie grecque, absent de la Bible. La Traduction du monde nouveau rend Jean 1.1 par « la Parole était un dieu », choix contesté par la quasi-totalité des hellénistes mais défendu par le mouvement à partir de la construction grecque du verset.

Mormons. La Doctrine et Alliances 130:22 affirme que le Père et le Fils ont un corps de chair et d'os, et que le Saint-Esprit est un personnage d'esprit. Le discours de King Follett (1844) prolonge cette conception. Plusieurs historiens observent que les formulations des tout premiers textes du mouvement, vers 1830, sont plus proches d'un modalisme que de la position ultérieure — le mouvement lui-même a évolué. En 2001, la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi a répondu que le baptême conféré dans cette Église ne pouvait être reconnu comme valide, précisément en raison d'une conception différente de la Divinité.

Adventistes du septième jour. C'est le cas le plus net de basculement documenté. Des pionniers comme Joseph Bates, James White ou Uriah Smith ont écrit contre la doctrine trinitaire. La position officielle actuelle est trinitaire : elle est formalisée dans les croyances fondamentales adoptées en 1980, croyances 2 à 5. L'histoire interne de ce déplacement a été étudiée par des chercheurs de la confession elle-même (Whidden, Moon et Reeve, The Trinity, 2002).

Christadelphes. Le Birmingham Amended Statement of Faith (1886) sert de référence doctrinale : Dieu est un, le Christ est son Fils né dans le temps, l'Esprit est la puissance de Dieu.

Désaccord entre spécialistes L'ampleur exacte de l'antitrinitarisme adventiste des origines, et le rôle joué par les écrits d'Ellen White dans le basculement doctrinal, font l'objet de lectures divergentes, y compris à l'intérieur de la confession. Certains y voient une clarification progressive, d'autres une rupture avec la position des fondateurs.

Ce qu'il faut assumer

Ces positions sont exposées ici telles qu'elles sont publiées par les mouvements eux-mêmes. Décrire une doctrine n'est ni la valider ni la condamner, et cela ne dit rien de la sincérité ni de la destinée des personnes qui la tiennent. Figer un mouvement sur sa position d'il y a cent ans est, symétriquement, une erreur de fait.

Étape 8 sur 8

Ce que cela change dans la vie de l'Église

Quelles conséquences concrètes ces conceptions ont-elles sur la prière, le baptême, les chants et le culte ?

Un mot à connaîtreLex orandi, lex credendiAfficher la définitionMasquer la définition

Formule latine : la règle de la prière fait la règle de la foi. La manière dont l'Église prie est tenue pour un lieu où la doctrine se décide, non pour une simple conséquence.

Ces choix ne restent pas dans les livres. Ils décident à qui l'on adresse la prière, avec quels mots on baptise, ce que l'on chante, ce que l'on prêche — et jusqu'à la reconnaissance mutuelle entre Églises.

C'est d'ailleurs souvent par là qu'on rencontre la doctrine avant d'en connaître le nom : un cantique, une formule de bénédiction, la manière dont quelqu'un commence sa prière.

Cinq lieux où cela se voit

La prière. Deux doxologies coexistent dans l'histoire : « gloire au Père, par le Fils, dans l'Esprit » et « gloire au Père, et au Fils, et à l'Esprit ». La première dit un mouvement, la seconde une égalité. Basile écrit tout son traité de 375 pour défendre la seconde — preuve que la question n'était pas académique.

Le baptême. La formule de Matthieu 28.19 est employée par la quasi-totalité des Églises. Mais sa validité peut être contestée d'une Église à l'autre lorsque les mots recouvrent une conception différente de Dieu : c'est exactement le motif de la décision romaine de 2001 concernant le baptême mormon.

Les chants. Les hymnes enseignent plus efficacement que les catéchismes, et les deux camps l'ont toujours su. Ambroise de Milan compose des hymnes contre l'arianisme ; Arius lui-même, selon ses adversaires, diffusait sa doctrine par des chansons. « Saint, saint, saint » de Reginald Heber (1826) est explicitement trinitaire jusque dans sa dernière strophe.

La prédication et la catéchèse. Une Église qui tient le Fils pour une créature ne prêche pas la croix de la même manière : ce qui s'y joue n'est plus Dieu venant lui-même, mais un envoyé, si élevé soit-il.

Le calendrier et le culte. Le dimanche de la Trinité, généralisé pour toute l'Église latine en 1334, marque cette doctrine dans l'année liturgique elle-même.

Le principe qui relie tout cela

La formule lex orandi, lex credendi — la règle de la prière fait la règle de la foi — remonte à Prosper d'Aquitaine, au Ve siècle. Elle énonce que la manière dont l'Église prie n'est pas une conséquence de sa doctrine, mais l'un des lieux où celle-ci se décide. C'est précisément l'argument de Basile en 375 : on adore déjà l'Esprit ; il faut donc en tirer les conséquences.

Trois conséquences pratiques méritent d'être signalées, parce qu'elles se rencontrent aujourd'hui.

La reconnaissance des baptêmes entre confessions repose sur la formule trinitaire et sur le sens qu'on lui donne : c'est un point d'unité réel entre catholiques, orthodoxes et protestants, et une ligne de séparation avec les mouvements non trinitaires.

L'invocation de l'Esprit — l'épiclèse dans les liturgies orientales, la prière adressée à l'Esprit dans certains cantiques — n'est pas pratiquée de la même manière partout, y compris à l'intérieur du protestantisme, où certains estiment que l'Écriture donne le modèle d'une prière adressée au Père.

Enfin, plusieurs théologiens contemporains, de traditions différentes, relèvent que le répertoire des cantiques récents est très majoritairement christocentrique, et s'interrogent sur l'effet à long terme d'un déséquilibre entre ce que les Églises confessent et ce qu'elles chantent.

Ce qu'il faut assumer

Une doctrine que l'on croit spéculative se révèle, à l'usage, très concrète. Mais l'inverse est vrai aussi : des chrétiens partageant la même confession écrite prient et chantent de manières très différentes, et des chrétiens séparés sur la formule peuvent se ressembler beaucoup dans la pratique. La conséquence n'est jamais entièrement mécanique.

Replacer les idées dans le temps

L'histoire devient plus claire
lorsqu'on voit le chemin.

Vingt-six repères, du premier siècle à aujourd'hui — les six jalons décisifs sont dorés. Survolez ou touchez une date pour lire son explication ; cliquez pour ouvrir l'étape qui la traite.

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Les documents

Sources

Références sur lesquelles ce parcours s'appuie. Les travaux universitaires cités sont ceux qui font autorité sur la période, y compris lorsqu'ils sont en désaccord entre eux. Aucune citation n'est donnée sans vérification.

Textes anciens

  • Pline le Jeune, Lettres, X, 96 (v. 112)
  • Didachè, 7
  • Théophile d'Antioche, À Autolycus, II, 15
  • Tertullien, Contre Praxéas
  • Origène, Traité des principes
  • Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin
  • Athanase, Sur les décrets de Nicée ; Sur les synodes
  • Basile de Césarée, Traité du Saint-Esprit (375)
  • Grégoire de Nazianze, Discours théologiques
  • Jérôme, Contre les lucifériens, 19
  • Augustin, La Trinité

Actes conciliaires et textes officiels

  • N. Tanner (dir.), Decrees of the Ecumenical Councils, 1990
  • Denzinger-Hünermann, Symboles et définitions de la foi catholique
  • Catéchisme de l'Église catholique, § 232-267
  • Confession d'Augsbourg, art. I (1530)
  • Confession de foi de La Rochelle, art. 6 (1559)
  • Trente-Neuf Articles, art. I (1563)
  • Confession de Westminster, ch. II, § 3 (1647)
  • Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, Les traditions grecque et latine concernant la procession du Saint-Esprit (1995)
  • Congrégation pour la doctrine de la foi, réponse du 5 juin 2001 sur le baptême conféré dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours

Travaux universitaires

  • J. N. D. Kelly, Early Christian Doctrines ; Early Christian Creeds
  • E. Honigmann, sur les listes de signataires de Nicée (1939)
  • R. Williams, Arius: Heresy and Tradition, 1987
  • R. P. C. Hanson, The Search for the Christian Doctrine of God, 1988
  • B. Sesboüé et J. Wolinski, Le Dieu du salut (Histoire des dogmes, t. 1), 1994
  • L. Ayres, Nicaea and its Legacy, 2004
  • J. Behr, The Nicene Faith, 2004
  • K. Anatolios, Retrieving Nicaea, 2011

Publications des mouvements

  • Watch Tower, Devriez-vous croire à la Trinité ? (1989)
  • Doctrine et Alliances, 130:22 ; discours de King Follett (1844)
  • Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, essai « La Divinité »
  • Église adventiste du septième jour, croyances fondamentales 2 à 5 (1980)
  • W. Whidden, J. Moon, J. Reeve, The Trinity, 2002
  • Birmingham Amended Statement of Faith (1886)
  • Catéchisme de Racovie (1605)

Pour aller plus loin